zarifian philippe, philippe zarifian

Le désir, la puissance du langage et la question de l'expression.

(à partir du livre de Gilles Deleuze, La logique du sens)

Entre les événements qui surviennent dans le monde et le langage, ou même la possibilité du langage, il y a un rapport essentiel : il appartient aux événements d'être exprimés ou exprimables, énoncés ou énonçables par des propositions au moins possibles.

Il existe trois rapports possibles dans la proposition :

La désignation ou indication : c'est le rapport de la proposition à un état de choses extérieur (datum). L'état de choses est individué, il comporte tel ou tel corps, des mélange de corps, des qualités et quantités, des relations. La désignation opère par association des mots entre eux avec des images particulières qui doivent représenter l'état des choses. L'intuition désignatrice dit : c'est cela, ce n'est pas cela. Certains mots sont des formes vides pour accueillir les images qui servent de désignation. Et les indicateurs formels : ceci, cela, il, ici, hier, maintenant. Logiquement la désignation a pour critère le vrai et le faux. Vrai signifie qu'une désignation est effectivement remplie par l'état des choses, que les indicateurs sont effectués, ou la bonne image sélectionnée. Nous vivons, sous le faux nom d'information, dans un univers surpeuplé de désignations, qui renvoient à des données, et qui sont supposées dire " oui " ou " non " en permanence (le digital, la digitalisation d'un monde dénué de sens).

La manifestation : rapport de la proposition au sujet qui parle et s'exprime. La manifestation se présente donc comme l'énoncé des désirs et croyances qui correspondent à la proposition. Désirs et croyances sont des inférences causales, non pas des associations. Le désir est la causalité interne de l'image à l'égard de l'existence de l'objet ou de l'état des choses correspondant ; corrélativement, la croyance est l'attente de cet objet ou état des choses, en tant que son existence doit être produite par une causalité externe. " Je " est le manifestant de base. Tous les indicateurs se rapportent à lui. La manifestation rend possible la désignation : dans l'association de cause à effet, c'est l'inférence selon la relation qui précède la relation au désigné elle-même. Les manifestants, à partir du Je, constituent le domaine du personnel (désirs, croyances) qui sert de principe à toute désignation possible. La logique n'est plus le vrai ou le faux, mais la véracité ou la tromperie (la sincérité ou l'authenticité dit Habermas, qui, à cette occasion, confond entre manifestation et expression).

La signification : rapport du mot avec des concepts universels ou généraux, et des liaisons syntaxiques avec des implications de concept. Du point de vue de la signification, nous considérons toujours les éléments de la proposition comme " signifiant " des implications de concepts qui peuvent renvoyer à d'autres propositions, capables de servir de prémisses à la première. La signification se définit par cet ordre d'implication conceptuelle où la proposition considérée n'intervient que comme élément d'une démonstration, au sens le plus général, soit comme prémisse, soit comme conclusion. La signification de la proposition est dans son rapport aux autres propositions dont elle est conclue ou dont elle rend la conclusion possible. Signification = procédé indirect, là où la désignation = procédé direct. Démonstration : soit au sens physique des probabilités, soit au sens moral des promesses ou engagements, l'assertion de la conclusion dans ce dernier cas étant représenté par le moment où la promesse est tenue (démonstration d'amour par exemple). La logique de la signification n'est pas directement le vrai, mais la condition de vérité, l'ensemble des conditions sous lesquelles une proposition serait vraie (parvenir à une conclusion logique, tenir sa promesse). La condition de vérité ne s'oppose pas au faux, mais à l'absurde : ce qui est sans signification, ce qui ne peut être ni vrai, ni faux. Voir ici le rôle de l'explication, comme type de démonstration. Le compréhensif bascule du côté de la manifestation et l'explicatif du côté de la signification (voir la sociologie comme couple de compréhension et d'explication ; voir la sociologie de Weber qui prétend saisir du sens, là où il réduit tout à des manifestations et, si possible, à des significations).

Quel est l'ordre entre ces trois rapports possibles pour une proposition langagière?

Du point de vue de la parole, dans l'ordre de la parole, la manifestation est première par rapport à la désignation. C'est le Je qui commence et qui commence absolument. Il est premier à la fois par rapport à toute désignation possible qu'il fonde, mais aussi par rapport aux significations qu'il enveloppe. Mais alors de ce point de vue, les significations conceptuelles ne valent pas et ne se déploient pas pour elles-mêmes : elles restent sous-entendues par le Je, qui se présente lui-même comme ayant une signification immédiatement comprise, identique à sa propre manifestation. La signification se dissout dans la manifestation (phénoménologique) du sujet, du Je.

Du point de vue de la langue, les significations se développent et valent pour elles-mêmes et fondent la manifestation. Dans la langue, une proposition ne peut y apparaître que comme prémisse ou conclusion, et comme signifiant des concepts, avant de manifester un sujet ou de désigner un état des choses. Le concept signifié de "monde" ou de "société", par exemple, est premier par rapport au moi comme personne manifestée, et aux choses comme objets désignés. Les désignations - c'est cela, ce n'est pas cela - ne peuvent varier en tant qu'images associées au mot sans la constance du concept signifié. Les désirs, comme manifestation, ne formeraient pas un ordre d'exigences ou même de devoirs, distincts d'une simple urgence de besoins, et les croyances ne formeraient pas un ordre d'inférences distinct des simples opinions, si les mots dans lesquels ils se manifestent ne renvoyaient pas à des concepts et implications de concepts qui rendent significatifs ces désirs et croyances. Bref : dès que l'on pense, qu'on ne fait pas que réagir à des besoins, la signification des concepts utilisés s'impose ( y compris au sujet, au Je). Cela dit, ce sont les implications qui constituent la signification et dès que l'on isole une conclusion, et que l'on dit " donc ", on néglige des prémisses possibles, on néglige les implications et on bascule dans la désignation.

L'usage de la langue sollicite ces raccourcis. Il n'est pas donc simple de définir ce qui est réellement premier.

Mais y a-t-il une quatrième dimension, qui serait celle du sens ? Peut-on identifier le sens en le réduisant à la désignation, la manifestation ou la signification ?

Cela semble impossible pour la désignation. La désignation est ce qui, étant rempli, fait que la proposition est vraie, et non rempli, fausse. Or le sens, évidemment, ne peut pas consister dans ce qui rend la proposition vraie ou fausse, ni dans la dimension où s'effectuent ces valeurs. Qu'est ce qui permet qu'un nom soit attaché à une chose ? Ou que cette chose ne perde pas son nom ? Qu'est-ce qui resterait alors, sinon l'arbitraire des désignations auxquelles rien ne répond et le vide des indicateurs du type "cela". Autrement dit, il est certain que la désignation suppose le sens et qu'on s'installe d'emblée dans le sens pour opérer toute désignation. Dire : "l'arbre est vert", ou " il est allé au cinéma", n'a aucun sens. Quel est le sens de " l'arbre est vert " ? Il faut déjà du sens pour opérer la désignation.

Identifier le sens à la manifestation a plus de chances, puisque les désignants n'ont de sens qu'en fonction d'un Je qui se manifeste dans la proposition. Ce Je est bien premier puisqu'il fait commencer la parole. Comme dit Alice, " si vous ne parliez que lorsqu'on vous parle, personne ne dirait jamais rien ". On pourrait alors en conclure que le sens réside dans les croyances ou désirs du sujet qui s'exprime (c'est le risque permanent d'un certain sociologisme psychologisant). On pourrait dire : le mot signifie ce que je veux qu'il signifie. Mais nous avons vu que l'ordre des croyances et des désirs était fondé sur l'ordre des implications conceptuelles de la signification, et que même l'identité du moi qui parle et qui dit "Je" n'était garantie que la permanence de certains signifiés ("le monde", "la société"…). Le Je n'est premier et suffisant dans l'ordre de la parole que pour autant qu'il enveloppe des significations qui doivent être développées pour elles-mêmes dans l'ordre de la langue. Si ces significations s'effondrent, ou ne sont pas établies en elles-mêmes, l'identité personnelle se perd (le monde devient un rêve…). Pour dire "Je", il faut que je sois déjà situé dans un ensemble.

Qu'en est-il alors de la signification, comme condition de la vérité ? Quand nous définissons ainsi, nous lui donnons un caractère qui est déjà commun avec le sens, qui est déjà celui du sens. En parlant de condition de vérité, nous nous élevons au dessus du vrai et du faux, puisqu'une proposition fausse a un sens ou une signification. Nous pouvons dire que tout ce qui est affirmé par un énoncé pourvu de sens possède une certaine espèce de possibilité. Mais en même temps, cette condition supérieure, nous la définissons seulement comme la possibilité pour la proposition d'être vraie. Une proposition fausse a un sens en tant qu'elle pourrait être vraie. C'est néanmoins une étrange démarche qui consiste à s'élever du conditionné (la vérité d'une désignation) à la condition, pour ensuite concevoir la condition comme simple possibilité du conditionné. On est perpétuellement renvoyé du conditionné à la condition et réciproquement, la désignation restant en définitive extérieure, dans sa vérité, à l'ordre qui la conditionne.

Il faut donc un élément distinct de la forme du conditionné, quelque chose d'inconditionné capable d'assurer une genèse réelle de la désignation et des autres dimensions de la proposition.

Le sens est la quatrième dimension de la proposition. Le sens, c'est l'exprimé de la proposition, cet incorporel à la surface des choses, entité complexe, irréductible, événement pur qui insiste ou subsiste dans la proposition. Y a-t-il quelque chose qui ne se confond ni avec la proposition, ni avec l'objet ou l'état des choses qu'elle désigne, ni avec le vécu, la représentation ou l'activité mentale de celui qui s'exprime dans la proposition, ni avec les concepts ou même les essences signifiées ? Oui : le sens, l'exprimé de la proposition est irréductible, et aux états des choses individuels, et aux images particulières, et aux croyances personnelles, et aux concepts universels et généraux.

Ni mot, ni chose, ni image, ni idée. D'où vient le pouvoir de genèse du sens ? Le sens c'est l'exprimé. Le sens est un incorporel, sans existence physique. Le sens vient de l'expression. L'arbre réel (le désigné) peut brûler, être sujet et objet d'action, entrer dans des mélanges (des affections). Mais pas le noème d'arbre, son attribut. Il y a beaucoup de sens ou de noèmes pour un même désigné : étoile du soir et étoile du matin sont deux noèmes, c'est-à-dire deux manières dont un même désigné se présente dans des expressions. Le noème n'existe pas en dehors de la proposition qui l'exprime, proposition perceptive, imaginative, de souvenir ou de représentation. Du vert comme couleur sensible ou qualité, nous distinguons le " verdoyer " comme couleur noématique ou attribut. L'arbre verdoie, n'est ce pas cela finalement le sens de la couleur de l'arbre, et l'arbre arbrifie, son sens global ?

Le sens comme événement d'arbre ( ne pourrait-on dire d'un humain qu'il humanise ?).

Considérons le statut complexe du sens : d'une part, il n'existe pas en dehors de la proposition qui l'exprime. L'exprimé n'existe pas en dehors de son expression. C'est pourquoi le sens ne peut pas être dit exister en soi, mais seulement insister ou subsister dans le langage. Mais le sens ne se confond pas avec la proposition qui l'exprime, il a une objectité tout à fait distincte. L'exprimé ne ressemble pas du tout à l'expression. Le sens s'attribue. Mais il n'est pas attribut de la proposition ; il est attribut de la chose ou de l'état des choses. L'attribut de la proposition, c'est le prédicat, comme par exemple un prédicat qualitatif comme vert qui s'attribue au sujet de la proposition (l'arbre est vert, l'arbre vert). Mais l'attribut de la chose est le verbe, verdoyer par exemple, ou plutôt l'événement exprimé par ce verbe. Et il s'attribue à la chose désignée par le sujet, ou à l'état de choses désigné par la proposition dans son ensemble. Le sens n'est donc ni un attribut de la proposition, ni une propriété physique de l'objet désigné. Vert, comme désignation d'un fait, peut désigner une qualité, un mélange de choses, une mélange d'air et d'arbre où une chlorophylle coexiste avec toutes les parties de l'arbre. Verdoyer au contraire n'est pas une qualité dans la chose, mais un attribut qui se dit de la chose et qui n'existe pas hors de la proposition qui l'exprime en désignant la chose.

Voilà ce qu'est le sens. Le sens est à la frontière de la chose et de la proposition. Il ne renvoie pas à l'état, mais au devenir. Nous disons de l'arbre qu'il verdoie. Le sens est l'exprimable ou l'exprimé de la proposition et en même temps l'attribut de l'état des choses (ou de leur devenir ou encore des choses considérées dans leur devenir). Il tend une face vers les choses, une face vers les propositions (entre les choses et le langage pour en parler). Il est exactement la frontière des propositions et des choses.

C'est en ce sens qu'il est " événement ", à condition de ne pas confondre l'événement avec son effectuation spatio-temporelle dans un état de choses. On ne demandera donc pas quel est le sens d'un événement : l'événement c'est le sens lui-même. L'événement appartient essentiellement au langage, il est dans un rapport essentiel avec le langage ; mais le langage est ce qui se dit des choses.

Significations : implications et conclusions, inférences, et donc.

Le sens lui est dans la puissance du paradoxe, entre les propositions et les choses. Le sens-événement (Deleuze, p. 35) Cela signifie-t-il que pour donner sens à une chose, il faut la prendre dans son devenir, dans ce que le langage dit de son devenir, dans son exprimé paradoxal ? L'arbre est dit verdoyer. Le sens se dit des choses en tant qu'elles deviennent… Peut-on dire que du même coup, le sens fonde les propositions, y compris dans leur côté désignatif ? Le vert de l'arbre est vert est fondé sur le verdoyer? Ce serait un renversement formidable de perspective quant à l'être et au devenir dans le langage. Le devenir comme condition de l'être. Le verdoyer avant le vert. Le " humaniser " avant l'être humain.

Oui, c'est bien cela. Attention : si le sens n'existe pas hors de la proposition qui l'exprime, il est pourtant l'attribut de l'état des choses et non de la proposition. L'événement subsiste dans le langage, mais il survient aux choses. Les choses et les propositions sont moins dans une dualité radicale que de part et d'autre d'une même frontière représentée par le sens. Aucun dualisme. Exemple : la panne survient dans l'atelier, mais subsiste dans le langage (la machine est tombée en panne). Le sens est purement idéel, mais attribut de la " matière ". Ou, disons-le d'une manière davantage humaniste : le sens est entre le langage et le vivre. Dire que le sens est entièrement du côté du vivre est absurde : il n'y a de sens que dans le langage (et dans un certain horizon de signification). Dire que le sens est entièrement du côté du langage est absurde, car ce sont bien les problèmes (les événements) du vivre qui font sens. Le vivre, ce n'est pas la vie. C'est un mode. C'est le mode d'effectuation de la vie. La vie, en soi, n'a pas de sens. Elle est juste une expansion en mutations permanentes, une expansion chaotique. Deleuze ne parle pas du vivre. Mais il dit, dans son dernier texte : une vie…(et non pas " la vie "). Une vie, impersonnelle, pré-personnelle, et cependant modalisée (une façon de vivre, un mode de vivre).

Le sens comme frontière. Le sens est comme l'articulation de la différence entre corps et langage. Il n'y a pas réunion, ou fusion, ou mélange. Quitte à comparer l'événement à une vapeur dans la prairie, cette vapeur s'élève précisément à la frontière, à la charnière des choses et des propositions.

Du côté de la chose, il y a d'une part les qualités physiques et relations réelles, constitutives de l'état des choses ; d'autre part les attributs logiques idéaux qui marquent les événements incorporels. Les noms propres singuliers, les substantifs et adjectifs généraux, qui marquent des mesures, des arrêts et de repos, des présences.

Du côté de la proposition, il y a d'une part des noms et adjectifs qui désignent l'état des choses , d'autre part les verbes qui expriment les événements ou attributs. Des verbes qui emportent avec eux le devenir et son train d'événements, et dont le présent se divise à l'infini en passé et futur. La dualité essentielle n'est pas entre des noms d'arrêts et de noms de devenirs. Elle est entre désignation et expression.

Passer de l'autre côté du miroir, c'est basculer du rapport de désignation au rapport d'expression, sans s'arrêter aux intermédiaires que sont la manifestation et la signification. C'est arriver dans une région où le langage n'a plus de rapport avec des désignés, mais avec des exprimés, c'est-à-dire avec le sens. Ainsi le refrain du Snark : "Tu peux le traquer avec des dés à coudre, et aussi le traquer avec du soin, Tu peux le chasser avec des fourchettes et de l'espoir". Dés à coudre et fourchettes sont du côté de la désignation, soin et espoir sont du côté des considérations de sens et d'événement. Le sens est ce dont il faut prendre soin…(pourquoi le soin et l'espoir sont-ils du côté de l'événement ? Parce qu'on peut et doit prendre soin et avoir espoir d'un devenir). Voir le rôle des personnages symboliques, porteurs d'événements, de messages, de nouvelles ou de sens (l'apport du théâtre grec). Se passer de la manifestation. Se passer de la manifestation du sujet dans ses désirs et croyances, dans ce que la sociologie met le plus en scène. Passer à la force de l'impersonnel ou du symbolique. La manifestation, on le retrouvera toujours bien assez tôt. Habermas qualifie la manifestation d'expressivité (sous-entendu : personnelle, comme si seul le personnel pouvait s'exprimer. Mais, précisément, il ne voit que le " s'exprimer ". Il passe à côté de l'exprimer.).

Lorsque, comme sujet de désirs, je m'exprime, j'exprime aussi et d'abord du sens, c'est-à-dire un certain rapport du langage dans lequel je suis installé au vivre. Le désir prend corps dans le sens et se rationalise dans la signification. Sinon, il y aurait, non pas désir, mais pur besoin. Il faut alors voir la signification comme horizon du sens, l'horizon de signification où la chose et le langage se rejoignent, où surgit la création des concepts.

Voici bien la puissance du langage comme puissance d'expressivité : il produit du sens face aux événements, à commencer par le cri, condensé d'expression. Produisant du sens, il produit de l'orientation à l'action, sans perdre de vue ce qui arrive matériellement aux choses et auxquelles le sens s'attribue. Il est tout entier compris dans la puissance des verbes. Tout le reste, les "fonctions" du langage, comme l'on dit, c'est-à-dire la désignation, la manifestation, la signification, ne sont que des déploiements seconds de cette puissance. Et s'il est vrai que par le langage, nous communiquons, et ainsi renforçons (ou affaiblissons) notre puissance coopératrice, il n'empêche que le cœur de la communication comme manifestation de notre pouvoir réside dans la communication du sens. Ou plus exactement, dans la communication en tant qu'elle augmente (ou affaiblit) l'expression du sens pour le vivre commun.

Mais d'une manière qui n'a plus rien à voir avec le sociologie compréhensive de Max Weber (bien qu'on puisse lui rendre hommage de s'être ouvertement affronté à la question du sens, mais un sens privé de puissance et de langage, réduit, tantôt à une manifestation - le sens que l'individu donne à son activité - , tantôt à des corps culturels de signification, avec une hésitation constante de Max Weber entre ces deux termes de l'alternative).

le 22 juin 2002

 

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